mercredi 27 avril 2016

VERSAILLES, Musée du Louvre à CnB le parcours de Gilles PERRAULT

Versailles à C&B : Le parcours de Gilles Perrault, fondateur et président du Cabinet Gilles Perrault, expert en objets d’art, présente une double particularité. Il est à la fois marqué par une passion, l’art, et par une constance, la perfection. Et comme cela, manifestement, ne suffit pas à caractériser sa personnalité, il faut aussi noter un amour quasi exclusif pour la qualité intemporelle de l’art français des XVII° et XVIII° siècles.

Versailles à C&B : un parcours de qualité

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Gilles Perrault à son Cabinet Gilles Perrault au 4 rue de la Paix, Paris

Gilles Perrault nous a reçu dans son bureau situé au 4 rue de la Paix à Paris, tout à côté de la Place Vendôme, haut lieu de la bijouterie française. Un environnement propice pour parler d’un parcours professionnel placé sous le signe du beau et de son partenariat actuel avec latelier d’architecture C&B, dont le siège se trouve à Hong-Kong en Chine.

The Provence Herald : pouvez-vous nous dire comment vous êtes devenu un expert et un restaurateur d’objet d’art de renommé internationale ?

Gilles Perrault : Si je remonte le plus loin possible dans ma mémoire, je crois bien que j’ai toujours été passionné par l’art. Ma grand mère, qui était artiste, m’a transmis très tôt cette relation avec le beau. Dès l’âge de quinze ans j’ai fait ce que je voulais devenir, sculpteur. Puis mon histoire personnelle a voulu que je travaille au Musée du Louvre puis au Château de Versailles. Actuellement je suis toujours restaurateur mais aussi expert, tout en étant également partenaire de C&B.

Gilles Perrault : “Les conservateurs aujourd’hui sont des intellectuels ; ils n’ont plus l’âme d’artiste

T.P.H. : est-il possible d’entrée un peu plus dans votre histoire professionnelle ?

Gilles Perrault : je commence ma vie professionnelle dans la fonction publique en devenant en 1975 chef d’atelier au Musée du Louvre. De 1976 à 1984 je suis restaurateur d’art des Musées de France en poste au Château de Versailles. Mon atelier avait pour tâche la reconstitution du mobilier, des dorures et des sculptures. Ce que vous voyez aujourd’hui dans la Galerie des Glaces, par exemple, vient de cette période. Nous faisions aussi bien de la restauration que de la copie parfaite. A cette date encore on restaurait pour cent ans, c’était une autre époque. Les conservateurs aujourd’hui sont des intellectuels ; ils n’ont plus l’âme d’artiste.

T.P.H. : je crois savoir que avez été à l’origine du premier laboratoire scientifique pour la restauration des oeuvres d’art des Musées de France ?

Gilles Perrault : En effet, pendant un an j’ai étudié et visité ce qui se faisait de mieux dans le monde pour finalement installer dans le Château de Versailles le premier laboratoire scientifique consacré à la restauration et à l’expertise. En 1985, je quitte l’administration en tant que Sous chef des Ateliers de Restauration du Château de Versailles pour installer la première structure privée en France comprenant une équipe de restaurateurs et de scientifiques au sein d’un laboratoire, et un cabinet d’expertises.

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Le laboratoire scientifique du Cabinet Gilles Perrault

Pour être un bon expert, il faut avoir pratiquer un minimum l’art que l’on prétend expertiser !

T.P.H. : En quoi consiste précisément l’activité de votre cabinet d’expertise et de restauration ?

Gilles Perrault : Depuis 1985, mes collaborateurs et moi-même nous avons deux activités très complémentaires. Nous réalisons la restauration d’oeuvres d’art, peintures, sculptures, mobiliers, grâce à l’apport d’outils informatiques qui nous permettent de mieux connaître la structure physique de ces objets. Ce travail de restauration demande une grande maîtrise qui s’acquière avec le temps et l’expérience.

Nous faisons aussi de l’expertise pour les particuliers, les professionnels et auprès des tribunaux. Je tiens à préciser que nous sommes agréés par la Cour de cassation. Pour la partie expertise nous employons également les microscopes les plus modernes et les plus performants. Nous étudions directement sur les pigments pour déterminer si la peinture est un faux, une copie… ou un vrai. Pour être un bon expert, il faut avoir pratiquer un minimum l’art que l’on prétend expertiser !

Pendant toutes ces années, plus de 1800 oeuvres peintes ou graphiques, dont des Brueghel, Titien, Rubens, Dughet, Monet, Sisley, Bazille, Renoir, Picasso, Kandinsky, Léger, Matisse, Appel, Pollock, Lam … plus de 3000 sculptures en bois, bronze, terre cuite, plâtre… sont venus dans notre cabinet, dont 580 Rodin, 55 Claudel, 355 A. et D. Giacometti, 240 Barye, Brancusi, Degas, Renoir, Bugatti… sans oublier le mobilier français du moyen âge au 20e siècle. Toute cette activité a généré une base de données et une expertise de renommée internationale. Je le reconnais volontiers, nous en sommes particulièrement fière.

T.P.H. : avez-vous des activités périphériques autour de votre cabinet d’expertise et de restauration ?

Gilles Perrault : bien sur. Je suis devenu, naturellement serais-je tenté de dire, Expert agréé par la Cour de Cassation, Expert près la Cour d’Appel de Versailles et Expert agréé par la Cour d’Appel Administrative de Paris. Jusqu’en 2006, j’étais Professeur à l’IDETH (Institut d’Etudes Techniques et Historiques des objets d’art), chargé de cours/conférences aux élèves de la Chambre Nationale des Commissaires-Priseurs, professeur au Centre Européen de Formation d’Artisans Isola di San Servolo à Venise, intervenant à l’Ecole Nationale Supérieure de Police à Lyon… Pour finir, j’occupe le poste de directeur de la publication de la « Revue Experts » qui traite de tous les sujets autour des oeuvres d’arts et s’adresse aussi bien aux juges, aux experts, aux professionnels et à la police…

T.P.H. : Votre expérience et votre expertise vous ont-elles ouvert la voie de la renommé internationale ?

Gilles Perrault : Tout à fait. Aujourd’hui, ces deux grandes activités sont orientées vers l’internationale. La reconnaissance de notre savoir-faire se trouve explicité par notre clientèle internationale qui représente plus de quatre vingt pour cent du chiffre d’affaires. Je dois avouer que nous ne sommes pas nombreux à pouvoir répondre avec ce degré de compétence, quitte à bousculer ma modestie…

Mon autre activité, toute aussi importante, se retrouve dans mon partenariat avec la société C&B, basée à Hong-Kong, dont le Président Johann Touchard se trouve être un ami.

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La Table à Gibier, Galerie des Glaces, Château de Versailles

Nous sommes “naturellement” spécialisés dans ce qu’il faut bien appeler le “haut de gamme””

T.P.H. : Pouvez-vous nous éclairer sur ce partenariat ?

Gilles Perrault : Mon équipe et moi-même nous apportons notre expertise et notre connaissance pour la réalisation et la copie d’oeuvres d’art servant à la décoration intérieure ou extérieure. Mais avant d’aller plus loin, je souhaite rappeler ce que nous faisons chez C&B. Cet atelier d’architecture prend en charge la réalisation de grandes unités hôtelières, de tourisme, d’infrastructures urbaines et de propriété privée, le tout clé en main. Ce clé en main est important à retenir car il induit bien entendu une approche globale dans la réalisation du projet mais surtout in fine une qualité exceptionnelle dans ce que nous remettons au client. Nous sommes naturellement « spécialisés » dans ce qu’il faut bien appeler le « haut de gamme ». Le pont entre mon savoir faire personnel, acquis au Château de Versailles, et la réalisation de ce type d’unité devient tout naturel.

Mais si vous le permettez, revenons maintenant à ce que je fais. Nous apportons, mes collaborateurs et moi-même, deux compétences à l’offre de C&B à ses clients.

Beaucoup de réalisations demandent des oeuvres d’art de qualité pour enrichir l’environnement intérieur ou les espaces extérieurs. Que ce soient des sculptures, des peintures ou des revêtements muraux d’époque ou des reconstitutions, nos clients demandent la perfection. Nous nous efforçons de répondre dans les moindres détails à la satisfaction du donneur d’ordre. Je tiens à préciser que ce ne sont pas des faux mais des copies qui sont toutes numérotées et millésimées dans la stricte égalité et portant le cachet de mon atelier. Pour vous donner un exemple nous avons réalisé une copie parfaite en bronze de la fontaine d’Apollon du Château de Versailles. Elle coûte actuellement quatre millions d’euros. Nous ne faisons pas uniquement des sculptures, nous réalisons aussi des boiseries avec ou sans dorures dans la plus pure tradition des XVII° et XVIII° de l’art français.

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“Fontaine d’Apollon”, copie numérotée et estampillée de la “Fontaine d’Apollon” du Château de Versailles

L’autre versant de notre offre se situe dans le conseil au niveau du contrôle des ventes et des achats d’objets d’art. Aujourd’hui les gens capables d’investir plusieurs dizaines de millions d’euros dans un projet immobilier sont en droit d’avoir une confiance absolue dans les personnes qui les conseillent. C’est là que nous intervenons. Nos moyens scientifiques et notre connaissance personnelle de l’art sont les garants de la meilleure garantie sur l’état et l’authenticité des objets. Elle se déroule à Paris dans les locaux du Cabinet Gilles Perrault. Une expertise dure en moyenne deux semaines. Tout ce que réalise mon service chez C&B ou à Paris est vérifié par moi-même.

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Saisie de faux de Rodin grâce à l’expertise du Cabinet Gilles Perrault

Nous avons en commun, (Johann Touchard) et moi, une volonté farouche à atteindre la perfection dans tout ce que nous faisons

T.P.H. : Comment arrivez-vous à concilier l’esprit C&B avec l’exigence naturellement élevée de vos clients ?

Gilles Perrault : Parce que les uns et les autres, nous sommes des passionnés. La crise économique mondiale que nous connaissons actuellement à ceci de bien : elle a fait prendre conscience à nos clients, et par ricochet à nous-mêmes, que le monde change fondamentalement. Non seulement ce sont des passionnés mais ce sont aussi des amoureux de ce que nous pourrions appeler sans risque d’erreur le beau. Ils veulent transmettre à leurs enfants quelque chose qui sera là dans cent ans. La transmission redevient une réalité sur laquelle nos clients s’appuient. Nous lui donnons corps.

T.P.H. : Pourquoi êtes-vous devenu, en plus de votre société d’expertise et de restauration à Paris, partenaire de C&B dont le siège est à Hong-Kong ?

Gilles Perrault : La réponse va être sans ambiguïté. Ami de Johann Touchard son président, nous avons en commun, lui et moi, une volonté farouche à atteindre la perfection dans tout ce que nous faisons. Chaque projet pour nos clients est construit pour cent ans ; il devient un investissement intellectuel tout autant que physique. Nous bâtissons avec cette qualité intemporelle qui se trouve dans la pure tradition français du XVII° et XVIII° siècle où rien n’est laissé au hasard.

Détail de la copie de la Fontaine d’Apollon du Château de Versailles (numérotée et estampillée)

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