La Polynesie est devenue pour Georges Kohrel, Principal Race Officer des Voiles de Saint-Tropez, un lieu qu’il connaît bien. Depuis cinq ans il occupe les mêmes responsabilités pour la Tahiti Pearl Regatta (TPR). Il nous parle de sa nouvelle passion et des différences qui ne manquent pas d’exister entre les Voiles et la TPR. (Photos © Alexandre Reynier/The Provence Herald)
Pour répondre à nos questions Georges Kohrel a bien voulu nous recevoir sur le bateau du Comité des Courses dont il est le président. Nous assistons à la « banane », course numéro 3, dans le lagon de Bora Bora et fait la course 4, correspondant au ralliement à Tahaa. Nous avons eu l’occasion de beaucoup parler de son action pour la TPR et de sa nouvelle passion. Sans manger jusqu’à la fin de la régate, telle est son habitude. Mettant ainsi à l’épreuve ma patience car j’assistais d’un œil attentif à la préparation culinaire d’un « carpaccio de thon rouge au gingembre » réalisé par madame Vaï Poulain, excellent cordon bleu, tout en étant également un deux membres du jury. Même en Polynésie il y a des souffrances silencieuses…
Georges Kohrel, la Polynesie, Saint-Tropez et la Tahiti Pearl Regatta
Supervision du matériel, port Uturora de l’île de Raiatea.
The Provence Herald : vous êtes connu à Saint-Tropez et par tous les régatiers dans le monde comme étant le Principal Race Officer (PRO) des Voiles qui ont lieu du dernier dimanche de septembre au premier dimanche d’octobre de chaque année. Ma question sera simple : pourquoi faire ving-trois heures d’avion pour remplir la même fonction à la TPR en Polynésie ?
Georges Kohrel : ma réponse va être très simple également. C’était avant tout un partenariat entre TAHITI et la Ville de Saint-Tropez en vue de promouvoir la destination de Tahiti au niveau touristique.
T.P.H. : vous avez aussi bien évolué entre temps. Vous devenez, dès le début, le PRO de la TPR. Existe-t’il une grande différence entre les deux régates au niveau de la fonction et du rapport aux règles ?
Georges Kohrel : la fonction est la même, avec les mêmes responsabilités. La grande différence se situe sur deux plans importants. D’abord, le nombre d’équipages évoluant pendant la semaine des Voiles est dix fois plus important. Les trois catégories, racing, tradition et wally dépassent largement les trois cent bateaux. Ce qui fait beaucoup de monde sur le plan d’eau. Mais l’autre grande différence se situait, quand j’ai débuté il y a cinq ans, sur le respect des règles émisent par l’ISAF. Je dis bien, il y a cinq ans, car aujourd’hui celles-ci sont parfaitement respectées tant au niveau des jauges que du déroulement des courses. Cela est aussi valable pour les inscriptions réalisées en temps et avec des dossiers complets. Aujourd’hui, la TPR se présente comme une régate internationale dans le respect des règles de l’ISAF, identique aux Voiles. Car c’est la régle qui dicte une course dans une régate.
Au pied du “mont nue” à Bora Bora, Georges Kohrel lance le départ de la “banane”.
T.P.H. : la différence importante du nombre de bateaux entre les deux régates amène certainement une autre approche dans l’organisation de votre fonction ?
Georges Kohrel : Comme je vous le disais, à Saint-Tropez il y a trois catégories de bateaux donc trois comités de course. Ceux-ci sont indépendants et gérent dans le respect des règles leur propre domaine. J’interviens en amont pour donner l’accord ou non au départ des courses et en aval, très rare au demeurant, en cas de litiges. Ici, la TPR n’a qu’un comité de course réduisant d’autant la complexité des courses. Tout en respectant les règles de course ISAF, je le dirai jamais assez.
T.P.H. : depuis cinq ans vous venez régulièrement en Polynésie en tant que PRO. Quelles sont vos impressions sur la région ?
Georges Kohrel : je vais vous faire une confidence. J’aime régater à Tahiti. Je prends quelques jours après la TPR et nous partons avec ma femme faire du cruising entre les îles. Si Saint-Tropez et Tahiti sont différents sur beaucoup de plans comme je vous le disais, il y a deux points qui les rassemblent : la beauté de leur région et ce même amour de la mer. Les marins de tout temps comprennent cela.
T.P.H. : la course de ralliement vers Tahaa est finie et vous n’avez toujours pas mangé. Quand comptez-vous vous mettre à table ?
Georges Kohrel : tout de suite avec le comité de course. Nous mangerons ce carpaccio de thon rouge au gingembre dont vous avez si respectueusement suivie la préparation…
Le long du lagon à la pointe Te Turi Roa de l’île de Bora Bora.
polynesie, polynesie, polynesie, polynesie, polynesie, polynesie, polynesie, polynesie,
Cet article Georges KOHREL, la POLYNESIE, SAINT-TROPEZ et la TAHITI PEARL REGATTA est apparu en premier sur The Provence Herald.
par The Provence Herald http://ift.tt/27sl4C7
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire