lundi 18 juillet 2016

En AVIGNON conversations entre le dessin et la photo (1)

EN AVIGNON : le temps des festivals devient souvent propice aux rencontres. Un soir, dans l’arrondi d’une rue, une dessinatrice assise à une table se penche sur la feuille blanche de son carnet. D’une main aussi ferme que souple elle pousse ses crayons sur la page comme un général ses troupes. Des traits, des traces paraissent. Laurence Garnesson réalise une oeuvre. Passe notre photographe Alexandre Reynier. Son reflex en main il “maraude” à la recherche de la situation inspiratrice de la bonne photo. Il voit le corps penché, puis les mains, la feuille, les crayons. Elle voit qu’il la voit. S’engage un dialogue.
De cette rencontre sort l’idée de réaliser une “conversation” entre le dessin et la photographie tout les deux jours pendant une semaine. Chaque étape est l’occasion de revisiter une lieu emblématique de la ville du plus grand théâtre au monde, Avignon. Conversation, dialogue, rencontre, confrontation, échange ? Je ne sais vous dire. Ce qui est sûr, l’art a été, est et sera toujours une rencontre.

EN AVIGNON : L’esplanade des Doms

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MENUS BRUITS. Assise sur le muret de l’esplanade, face à Notre-Dame des Doms, l’air encore tiède du matin fait résonner l’espace et les menus bruits environnants. Le son des cloches tourne et rebondit tout autour, je m’y appuie. Au-dessus des toits d’une ville dense, je laisse filer le trait. L’oeil oscille entre points de vue larges et murs de grillons vibrants. Tout respire et danse. Un moment en suspension avant de replonger dans les vagues festivalières. Il est 10h20. Laurence Garnison.

STRIDENCE. Du haut de l’esplanade du jardin des Doms l’oeil se perd sur le Rhône. Dès cette fin de matinée la chaleur m’accompagne. Peu de bruits. Les grillons emplissent l’espace de leur stridence permettant de ressentir une réalité endormie. Je prends la photo. Je pars me promener autour de la mare à canards. Reviens sur l’esplanade et remarque que les protagonistes de l’image n’ont pas bougé. Le monde deviendrait-il immuable ? Alexandre Reynier.

L’OEUVRE DE LAURENCE GARNESSON

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