FERRURES : installées au bout des bômes, elles permettent d’identifier les bateaux. Réservées aux voiliers de tradition et aux modernes, elles personnalisent chaque unité grâce à une recherche esthétique généralement réussie. Les exemples présentés ci-dessous appartiennent tous aux bateaux participants aux Voiles de Saint-Tropez 2016. (Photos © Alexandre Reynier/The Provence Herald) | ||
FERRURES une tradition récente |
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L’origine de la ferrure ouvre à débat car personne ne peut actuellement affirmer d’où elle provient. Que ce soit l’historien américain Louie Holland ou l’anglais Theo Rye, qui trouvent des preuves dans leur propre pays, les exemples sont rélativement récents. Les dates les plus fiables remontent à la fin du XIX° siècle ou au début du XX°. Pour les américains, l’habitude de monter des ferrures au bout des dômes vient des petites goélettes de la côte Est qui portaient une étoile en bronze à cinq branches. Les anglais affirment que cette tradition remonte à 1920 quand le cotre Britannia présentait les armoiries du prince de Galles. Toujours est-il, que ce soient des photos ou des dessins, les preuves évidentes manquent. | ||
Une chose est sûre : l’utilité de la ferrure. Chaque bateau accoste, comme le dit depuis longtemps une expression de marin : ” cul à quai”. Les voiliers de l’époque possédant une voûte imposante celle-ci rendait difficile la visibilité de son patronyme, donc son identification. Très vite, sur ces pièces sont gravés le nom du bateau avec parfois sa date de mise à l’eau. Cetaines ferrures exhibaient le pavillon du club, le nom du propriétaire, la classe ou toutes informations permettant de se différencier. Par contre, certains propriétaires, et pas des moindres, ne voyant pas l’utilité de cette “vignette” se sont refusés à voir leurs bateaux portés cette plaque de métal. | ||
Les exemples de ferrures ci-dessous proviennent tous de voiliers présents pendant les Voiles de Saint -Tropez 2016. Deux éléments sautent immédiatement aux yeux : au niveau esthétique, la diversité évidente dans la présentation et dans la graphie des lettres, et au niveau technique les diverses façons d’accrocher la ferrure au bôme. Preuve en est que la ferrure n’est cetrainement pas anodine pour les propriétaires des bateaux ! |
VIOLA – N° de voile : Cagnard – L : 15.50 – Type/Année : Cotre Aurique/1908 – Architecte : William FIFE III
PURITAN – N° de voile : Cagnard – L : 36.50 – Classe : GTR – Type/Année : Gaff Schooner/1930 – Architecte : John G. Alden
OLYMPIAN – N° de voile : P14 – L : 16.72 – Classe : EAA – Type/Année : Aurique P Class USA/1973 – Architecte : William Gardner
NAN OF FIFE – N° de voile : 15 – L : 22.00 – Classe : EAB – Type/Année : Cotre Aurique/1896 – Architecte : W FIFE Jr
MARISKA – N° de voile : D1 – L : 27,00 – Classe : 15MJI – Type/Année : 15 meters JI/1908 – Architecte : FIFE
KELPIE – N° de voile : 2 – L : 19.80 – Classe : EAA – Type/Année : Gaff Cutter/1903 – Architecte : Alfred Mylne
HISPANIA – N° de voile : ESP1 – L : 24,80 – Classe : 15MJI – Type et année : 15 meters class/1909 – Architecte : FIFE
KELPIE OF FALMOUTH – N° de voile : CAG – L : 23.50 – Classe : EAB – Type/Année : Gaff Schooner/1928 Architecte : F. Sweisguth
EVA – N° de voile : 6 – L : 16.50 – Classe : EAA – Type/Année : Cotre Aurique/1906 – Architecte : William FIFE
ENTERPRISE – N° de voile : 118 – L : 18.20 – Classe : EMA – Type/Année : Bermudan Yawl/1940 – Architecte : Olin Steven
ELENA OF LONDON – N° de voile : A9 – L : 55.00 – Classe : GTR – Type/Année : Schooner/2009 – Architecte : Nat Herreshoff
CHINOOK – N° de voile : NY48 – L : 19.80 – Classe : EAA – Type/Année : Cotre Aurique/1916 – Architecte : N.G. Herreshoff
CARRON II – N° de voile : SUI3 – L : 15.00 – Classe : EMB – Type/Année : 8MJI/1935 – Architecte : FIFE
CAMBRIA – N° de voile : K4 – L : 40.00 – Classe : GTR – Type/Année : 23M Bermuda Cutter/1928 – Architecte : William FIFE III
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