SWAN : Les voiles de Saint-Tropez 2016 ont débuté. Pour faire des régates, il faut des hommes, des règles et des bateaux. Nous allons vous montrer en parallèles des Voiles de Saint-Tropez quatre des plus beaux bateaux concourant cette année : Cambria, Spartan, Gen Api et le tout dernier Wally de cent pieds, le Wallycento Galateia. Aujourd’hui, le SWAN 50 GEN API. (photos : © Nautor’s Swan / Studio Borlenghi – et – © Gilles Marton-Raget : en bas)
SWAN 50 : Gen Api, basé à Marseille
Un pur racer ce 50 pieds aux lignes résolument modernes. En le voyant, difficile de déceler la célèbre griffe du chantier nautique finlandais. Le nouveau Club Swan 50 rompt avec le classicisme sportif auquel nous avait habitué l’architecte iconique argentin, German Frers.
Pour célébrer les 50 ans du chantier, son propriétaire, le magnat du luxe italien, Salvatore Ferragamo, a souhaité lancer un concours pour ce nouveau voilier. C’est le projet du talentueux, très innovant et parfois provocateur Juan Kouyoumdjian, architecte franco-argentin, qui a séduit par ses formes originales, des matériaux et des solutions modernes, high tech aboutissant à des performances potentielles que les premiers essais sur l’eau confirmèrent. Le succès de ce 50 pieds, conçu pour la régate, est d’ores et déjà acté. Le chantier a mis à l’eau 3 unités, un bateau est en construction et 4 autres sont en commande. Parmi les trois premiers, Gen Api, basé à Marseille et qui a fait ses premiers essais au large de Notre-Dame de la Garde. « C’est plutôt un bateau de brise. Il est vraiment à l’aise dans le largue « explique Thomas Tertre, le boat captain de ce joli pur-sang.
Venus en force aux Voiles de Saint-Tropez avec trois unités, Gen Api, Ladykiller et Cuordileone, cette classe présidée par le champion olympique Jochum Schumann est en lice pour le Trophée Rothchild. Le groupe financier est en effet un partenaire historique des Voiles de Saint-Tropez et entretient une relation privilégiée avec la voile depuis 140 ans.
On notera son étrave inversée, une option de l’architecte dans l’ère du temps et sa largeur identique du cockpit jusqu’à la poupe. De même sa courbe de pont, la tonture, est inversée et son arrière légèrement tulipé conforte l’élancement du bateau. Le plan de pont très dégagé favorise cette impression de grande élégance sportive. « Les choix originaux de l’architecte font que ce bateau nécessite une bonne phase d’apprentissage » admet le jeune skippeur. Le mât est implanté très en arrière du pont favorisant de grandes voiles d’avant.
Le choix du type de carbone permet à ce 50 pieds de ne pas être trop lourd, autour de 8,5 tonnes, malgré des concessions d’aménagements intérieurs éloignées des préoccupations de course.
Un défi réussi pour Nautor, la maison mère des Swan qui avec ce nouveau racer, garde sa position de chantier unique dans le monde.
Et d’autant que le Club Swan 50 est aussi un coursier à deux visages. En quelques rapides aménagements, il se transforme en un voilier de croisière performant facilement maniable à deux personnes.
Cet article SWAN 50 : nouveau look pour le dernier est apparu en premier sur The Provence Herald.
par The Provence Herald http://ift.tt/2dyVV6e
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire