SPARTAN : Les voiles de Saint-Tropez 2016 ont débuté. Pour faire des régates, il faut des hommes, des règles et des bateaux. Nous allons vous montrer en parallèles des Voiles quatre des plus beaux bateaux concourant cette année : Cambria, Spartan, Gen Api et le tout dernier Wally de cent pieds, le Wallycento Galateia. Aujourd’hui, le SPARTAN. (Photos © Alexandre Reynier/The Provence Herald)
VOILES : SPARTAN un nouveau venu de 1912 en Méditerranée
Les Voiles de Saint-Tropez offrent un spectacle d’exception pour les amateurs de belles coques et jolies silhouettes toilées. Chaque édition propose son lot de surprise et le NY 50 Spartan de 1912, nouveau venu sur le circuit classique de Méditerranée est l’une de ces pures merveilles qui enchantent les yeux. Né du crayon de l’immense architecte naval américain Nathanael Herreshoff pour ses amis du club new-yorkais, Spartan est l’unique des neuf NY 50 construits à Bristol (Rhode Island) en 1912-1913 encore sur l’eau.
Les années passées nous avaient gratifié des NY 30 Oriole, des NY 40 Rowdy ou Chinook, œuvre du même architecte pour répondre à la volonté des membres du NYYC de régater sur des bateaux de série. Cette saison, l’arrivée de ce NY50, une coque de 24 m sur 4,9 m au pont, tout d’acajou, teck et chêne blanc a été remarquée.
« Après des années de navigation dans le Maine et le Connecticut,nous sommes venus en Europe pour se confronter à de nouveaux bateaux, relever de nouveaux défis » explique Justin Burman, boat captain de Spartan. « A part son démâtage en 1980 au large de Nantucket, les structures du bateau sont en grande partie d’origine » poursuit le skipper en montrant un pont en teck en arc de cercle très dégagé et si élégant. Il enserre le cockpit du barreur et la descente vers le carré tout acajou. Des lignes épurées, un mât massif en spruce d’une trentaine de mètres et une baume qui n’en finit pas. Tout le gréement bermudien est au service de la vitesse. « C’était des bateaux très véloces » confirme Justin et encore aujourd’hui Spartan , malgré ses 36 tonnes, répond à la moindre risée. « Ce bateau réagit à la barre comme le plus moderne des régatiers ».
A l’époque, Herreshoff avait mis au point une méthode de construction solide, rapide et économique permettant de construire très vite plusieurs unités à 17 000 $ le NY50 ce qui était très bon marché.
Après le démâtage, le propriétaire, Allen Pease, entreprit de restaurer le bateau. Tâche de longue haleine, tributaire de l’état de ses finances, Spartan restera 8 ans au chantier de Mystic (Connecticut). Début 90, le bateau va être transporté au musée Herreshoff de Bristol ou un restera 18 ans, car Allen Pease cherchait un acheteur qui s’engagerait à poursuivre le travail de restauration.
Début 2000, le bateau fut à nouveau ausculté sous toutes les coutures, les pièces de métal remplacées par du cuivre moins sensible à la corrosion, de l’acajou se substitua à certaines parties en pin. Des restaurations qui ne devaient en rien trahir une touche de modernisme. Les charpentiers de marine se référaient aux archives de l’architecte et aux photographies de l’époque . Un travail d’une grande minutie que l’observateur peut apprécier en regardant chaque détail de Spartan.
Une garde robe complète et le dernier NY50 a retrouvé les régates dans le Maine en 2011 pour 4 saisons avant de déployer son millier de m2 de toile en Méditerranée.
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